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Quels sont les signes d’un polype au niveau de la vessie ?

L’existence au niveau de la muqueuse vésicale d’un polype est à l’origine de l’apparition d’un saignement qui accompagne les urines. C’est l’hématurie. Elle traduit un saignement au niveau de la tumeur. En général, quand on peut la voir à l’œil nu, elle n’est observée qu’à la fin du jet urinaire. C’est ce qu’on appelle hématurie macroscopique terminal. Elle est souvent isolée. Toutefois, la formation de caillots de sang peut bloquer les voies urinaires et entrainer des difficultés à uriner voire même une rétention d’urine dans la vessie. Des troubles fictionnels peuvent également survenir  se manifestant par une pollakiurie surtout nocturne et des sensations de cuissons pendant la miction. La pollakiurie se définit par l’augmentation de la fréquence des mictions.

 

Quels sont les examens nécessaires pour le diagnostic d’un polype au niveau de la vessie ?

La constatation de ces signes doit être considérée comme alarmante et conduire à des explorations par un bilan complet. Un examen cytobactériologique des urines et un frottis urinaire permettent de confirmer l’hématurie, de voir les cellules anormales et de détecter l’association éventuelle à une infection urinaire. Des examens d’imagerie sont aussi indispensables pour un bilan morphologique. L’échographie de la vessie permet de visualiser les structures normales et anormales par ultrasons. L’urographie intraveineuse consiste en une étude de l’ensemble de l’appareil urinaire après injection en intraveineuse d’un produit de contraste iodé. La cystoscopie a une place très importante, car elle permet d’explorer avec un système optique la muqueuse vésicale. Les polypes sont ainsi mieux visualisés et on peut faire une biopsie en même temps. Un examen anatomo-pathologique de la pièce prélevée permet de confirmer le diagnostic et d’éliminer un cancer.

 

Comment traiter les polypes de la vessie ?

Les objectifs du traitement sont d’enlever les polypes et d’éviter les récidives ainsi que la transformation maligne. Ce traitement est essentiellement chirurgical sous anesthésie générale ou locorégionale selon le choix et l’état du patient. Il consiste en une résection par voie endoscopique. L’endoscope est introduit au niveau du méat urétral pour arriver dans la vessie. Un rabotage du polype est effectué suivi d’une coagulation de la zone où il s’est implanté pour éviter un saignement. On met ensuite en place une sonde urinaire à demeure pour permettre un lavage après l’opération. Pour les formes avec des lésions multiples, on procède à une instillation endovésicale. On utilise le vaccin contre la tuberculose, le  BCG ou bien la Mitomycine qui est un anticancéreux. Des surveillances rapprochées et régulières sont ensuite recommandées après la sortie de l’hôpital pour dépister les récidives et les complications du traitement.

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